C'est l'histoire d'un presque burn-out...

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Hello!

C'est story-time aujourd'hui! Je me suis dit que j'allais partager avec vous la fois où je suis passée à deux doigts du burn-out, à une époque où l'idée même de slow living ne m'avait jamais traversé l'esprit.

Je vais commencer par vous poser le décor professionnel. Nous sommes en février 2015, cela fait 5 mois que j'ai commencé ma première année de Master en alternance. Je travaille du lundi au mercredi pour une entreprise ferroviaire (je ne vous cite pas le nom mais vous avez compris), je vais en cours le jeudi et le vendredi. J'ai mes 5 semaines de congés par an, que je me débrouille pour poser quand l'école est fermée ET en-dehors des vacances scolaires pour laisser les collègues avec enfants avoir la priorité. Spoiler alert : l'école ferme pendant les vacances. Haha. 

Les trajets, c'est la super éclate : je marche 20 minutes jusqu'à la gare par tous les temps, et j'enchaîne avec 40 minutes à 1 heure de transports en commun. Et rebelote au retour.

J'en suis à poser mes mercredis après-midi juste pour avoir la force de terminer la semaine avec les deux jours de cours. Idée moyennement bonne, puisque cela signifie que je dois faire rentrer tout mon travail dans un temps encore plus court. 

Allez, le décor perso maintenant! A l'appart, je fais pour ainsi dire toutes les tâches ménagères : en bon acharné du travail, Monsieur étudie littéralement du lever au coucher. J'ai beau lui hurler environ une fois tous les 3 mois que je n'en peux plus de porter à bout de bras un travail + des études + notre vie de couple à moi toute seule, rien ne change. Quand on hurle et qu'on fait des reproches, on a du mal à faire passer son message... 

Les week-ends où j'ai mes règles, je chiale dans mon lit. Les week-ends où j'ai pas mes règles, on va voir les parents de l'un, ou les parents de l'autre : et c'est reparti pour 1h de transports dans un sens et dans l'autre. Ah oui, on est fauchés, on n'a pas de voiture. Vous croyez quand même pas que les apprentis sont bien payés (d'autant que j'ai passé 9 mois à faire comprendre à mon employeur qu'il ne me payait pas au bon taux légal...).

Vous vous dites que je ne vous ai pas parlé de vie sociale ni de loisirs dans tout ça! C'est parce que ces mots étaient inexistants, bien sûr. Sauf si vous considérez qu'écouter les infos dans les transports, regarder 3 vidéos YouTube en rentrant, et jouer un peu aux Simpsons sont des loisirs. Quand vous êtes en alternance, vous passez votre temps libre à rédiger des dossiers sur le droit du travail des prisonniers, préparer des exposés sur la méthode lean en gestion de production, et écrire de passionnants mémoires de 80 pages sur la gestion des carrières des années 60 à nos jours (je vous promets que tous ces exemples sont véridiques). Sans oublier de réviser pour les contrôles continus et les examens, bien évidemment.

Je vous passe le boss qui me tombe dessus en fin de journée alors que j'ai déjà mon manteau sur le dos et la poignée dans la main pour que je lui montre un p*tain de tableau excel, le consultant qui vient un jour à l'école pour faire passer un entretien d'embauche fictif et un test de personnalité dont il ressort que je suis une pauvre merde qui n'a rien à offrir au monde du travail, ou encore le gars complètement fêlé qui me crie dessus tous les matins à la gare (je dois lui gêner le passage, avec mes 45 kilos - réponse des flics : appelez-nous s'il devient violent physiquement. Ah merci bonne idée). Mon corps m'envoie des signaux : mon dos part en cacahuète avec une douleur qui finit par irradier jusqu'au pied, je suis tout le temps malade, tout le temps épuisée. C'est le stress qui parle.

Et là, vous attendez que je vous donne la solution, que je vous explique comment ne pas tomber dans le burn-out. 

Mais la réalité, c'est que je n'ai rien fait. Je refusais d'écouter tous les signaux et pire, je m'auto-flagellais en me disant que j'étais trop fragile si je n'étais pas capable de supporter ça. Je me disais "T'es jeune, t'as pas d'enfants, t'as pas le pire job ni le pire boss du monde, t'es juste apprentie, de quoi tu te plains". Stress + fatigue + culpabilité d'être stressée et fatiguée, quel beau cocktail! Allez, encore un ingrédient : je gardais tout pour moi. Personne, de ma tutrice à mon copain, ne m'a jamais entendu dire tout ce que je suis en train de vous raconter. 

Ce fameux mois de février 2015 dont je vous parlais au début de l'article, j'ai fini par aller chez le médecin, un mardi matin, pour lui demander... 2 jours d'arrêt. Pas 2 semaines, pas 2 mois, 2 jours. Faut pas déconner, jeudi y'a examen final de stratégie d'entreprise. En fait sur le moment, je ne me suis même pas rendue compte de l'ampleur des dégâts. Ce n'est qu'un an et demi plus tard, quand j'ai obtenu un job à 15 minutes de chez moi et sans pression managériale ni de délais (dans tes dents, le consultant qui m'a mise plus bas que terre!), que j'ai pu prendre du recul et me dire que cette fois-là, j'étais passée à deux doigts du burn-out. Mais quand j'étais dedans, je ne l'ai même pas vu! J'étais tellement à fond, concentrée sur le fait de "tenir", que vous auriez pu me faire un exposé sur les signaux d'alerte du syndrome de l'épuisement professionnel ou me raconter le parcours de salariés en burn-out, je vous aurais répondu "les pauvres", je serais entrée en empathie avec eux, et je me serais dit qu'en comparaison j'avais la belle vie! Pour vous dire, je considérais que j'avais de la chance de pouvoir me former tout en engrangeant de l'expérience professionnelle et en étant payée. 

Et à part cette fois-là, où je me suis arrêtée 2 jours (en culpabilisant de m'arrêter aussi longtemps, haha, on en rajoute une p'tite couche), j'ai serré les dents et j'ai tenu. Je ne sais même pas comment. Je n'avais aucun outil dans ma manche à ce moment-là, aucune notion en gestion du stress ou des émotions, aucune idée qu'une vie plus slow pouvait exister, nada. Je peux vous dire que le jour de ma soutenance de Master 2, j'ai pleuré de soulagement que ce soit fini. Et je me suis toujours dit que si c'était à refaire, je ne le referai pas.

Le message à retenir

Donc tout ça pour vous dire, après ces 2 heures à vous raconter ma vie, que quand je vous dis de vous écouter, d'écouter votre rythme, de poser vos ressentis dans un journal, de vous organiser sans pour autant jouer à la course à la productivité, c'est pour que vous ne passiez pas aussi près que moi du pétage de plomb! Quand je revois cette période en souvenirs, je me fais peur, je vous jure! 

Aujourd'hui pour changer, le message c'est : ne faites pas comme moi! N'enterrez pas le stress et la fatigue sous des couches de "ça va aller" en espérant que ça passe et que ça ne ressorte jamais! Parcourez les rubriques "Apaiser son stress", "Simplifier son quotidien" ou encore "Connaître son rythme". Je vous écris deux articles par semaine, du plus profond de mon cœur, pour que vous ne vous fassiez pas avoir par ce cercle vicieux du "toujours plus, toujours plus vite", qui vous fait croire que vous n'êtes pas assez, que vous n'en faites pas assez. Le problème vient du système et pas de vous (je vais me transformer en anti-capitaliste si je continue, haha). Je vais continuer à faire de mon mieux pour vous montrer que la slow life, c'est possible, même pour vous, quelle que soit votre situation.

J'espère que ça vous aide à prendre soin de vous.

Cécile

 
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La fille qui saute sur toutes les méthodes de gain de temps et de productivité, c’est moi, Cécile. J’aime bien être organisée et efficace. Mais le slow living, c’est bien aussi, non ? Sur ce blog, je tente de concilier les deux.